Le principal objectif de la vie se représente par la nécessité de subvenir à ses besoins, et de s’assurer un futur prospère et tranquille. Pour faire face à un avenir incertain et disposer de la capacité financière utile dans les moments difficiles, les institutions monétaires donnent de nombreuses propositions pour mettre de l’argent de côté, et de le récupérer plus tard. Mais entre les différentes offres comme l’assurance vie, le plan épargne en actions ou toute autre possibilité de préparation à la retraite, un modèle particulier mérite que l’on y accorde une attention : la tontine. Plus ou moins méconnue par nombre de personnes, elle s’avère à la fois risquée et intéressante malgré tout.

De quoi s’agit-il exactement ?

Ce procédé d’économie existe depuis le XVIIe siècle. La tontine doit son nom à Lorenzo Tonti, un banquier italien qui a imaginé le système en 1953. Pour simplifier le principe de fonctionnement, plusieurs épargnants s’accordent à créer un fonds commun. Celui-ci sera bloqué pendant une période déterminée, généralement de 10 à 25 ans. Chaque participant peut verser sa part en une seule fois à l’entrée, ou effectuer des paiements réguliers. À la fin de l’échéance, la somme obtenue sera divisée entre les épargnants, déduction faite évidemment des frais de gestion et fiscaux relatifs à l’opération.

Les principaux avantages

Même s’il s’agit d’un recours peu connu, de nombreux intéressés ayant opté pour ce choix d’épargne ont été récompensés à la hauteur de leurs attentes. Les études des experts spécialisés en la matière ont en effet indiqué la possibilité de doubler la mise de départ. Le principal atout de la tontine réside dans la durabilité de l’épargne. Cette option permet aux responsables de la gestion du fonds de jouer sur des placements rémunérés à long terme, et donc de faire fructifier l’argent au maximum, avec un rendement annuel moyen tournant autour de 4,5%. En outre, les gains récupérés à terme sont soumis à des conditions fiscales avantageuses, identiques à celles de l’assurance vie, et des taux de prélèvements sociaux de 17,2% sur les intérêts.

Les risques à courir

Malgré tout, la tontine présente des points dissuasifs qui méritent largement réflexion. D’une part, elle n’autorise pas la récupération des fonds avant échéance. D’autre part, sauf si vous avez souscrit à une assurance décès désignant un bénéficiaire, tous vos gains seront partagés entre les autres épargnants, et vos héritiers n’auront strictement rien si vous décédez avant terme.